Le nom de ce syndrome provient des conditions de vie du philosophe grec Diogène, connu pour vivre dans une grande pauvreté, et pour son rejet volontaire de la société afin de se détacher de l’influence des biens matériels. Toutefois, si pour Diogène il s’agissait d’un choix volontaire, le syndrome de Diogène ne survient pas par choix.

Au départ, il y a la plupart du temps un traumatisme affectif, par exemple suite à la perte d'un proche (divorce dans la petite enfance, perte d'un être cher, déception amoureuse, ...) qui conduira une carence affective importante, que le patient va tenter de combler par cette accumulation. Le fait d'avoir tous ces objets autour de lui va avoir un côté rassurant. C'est le fait affectif qui déclenche très souvent le processus.

Par la suite, les conditions de vie qui en découlent vont donner au patient une impression grandissante de précarité. Cette impression conduit à une accumulation croissante d’objet divers, y compris de déchets en vue d’une réutilisation future. Un sentiment de honte s’installe peu à peu. L’accumulateur va éviter d’en parler, et même d’inviter du monde chez lui pour ne pas avoir à révéler son trouble.

Dans les cas les plus extrêmes, le rejet de la société va être tel que la personne refusera toute aide extérieure, y compris celle de ses proches, celle-ci étant vue comme intrusion. L'hygiène et sa perception se dégradent également. Par exemple, si la chute accidentelle d'un objet bloque le fonctionnement des sanitaires, cette personne préférera accumuler ses excréments que de faire appel à un plombier.